Je crée des images comme des pages de journaux intimes, des paysages mentaux ou des zones de trouble, à la frontière mouvante entre art et illustration.
J’y mêle librement dessin, peinture, fragments écrits et ce que j’appelle mes « trafics numériques » : retravail de photographies, impressions, montages, déplacements. Les images se construisent par strates, par ajouts, par accidents. Je ne sais plus toujours par où elles ont commencé. Parfois, seul le dessin suffit.
Mon travail explore l’intime comme un territoire instable, vulnérable, souvent vertigineux. Je ne sépare pas vraiment l’image de l’écriture : chaque image est liée à un texte, révélé ou non.
La littérature et la poésie occupent une place centrale dans ma pratique, nourrie notamment par Jean Rhys, Clarice Lispector et Adrienne Rich.
Laetitia S.K.